Art-Umi

Je met du temps mais j’arrive avec mes rapports du Japon il m’en restera 2 ou 3 après celui là:)

Ça faisait quelques jours qu’il m’avait prévenu : Je vais te faire visiter l’endroit où il y a la plus belle vue de Tokyo. Rien que ça.
Alors forcément, j’étais curieux car autant j’aime bien cette ville, jamais la vue ne m’avait marqué dans les endroits que j’ai pu visiter, hormis celle qu’on peut voir du haut de Takeshita Street à Harajuku un jour de week-end mais bon je reconnais aussi que c’est un peu spécial 🙂
En outre je devais aussi découvrir ce jour là les meilleurs sushis que je n’ai jamais mangé. pur plan non ?

Bref, nous partîmes cinq cent … euh non nous partîmes assez tard car ce qui est intéressant à Harumi c’est non seulement la vue mais aussi le coucher de soleil. Inutile donc d’y aller vers midi, ce sera toujours beau, certe, mais à moins de faire un pique-nique toute l’aprem avec des potes, l’attente serait bien trop longue. Surtout qu’il n’y a vraiment rien d’autre dans le coin. Ah non, vraiment rien.

Déjà pour y aller c’est un peu chaud si on ne connait pas le coin, ce qui n’est bien évidemment pas un problème pour Oz’. Je ne me souviens plus à quelle station nous sommes descendus mais c’était à bien 20-25 minutes à pieds de Harumi proprement dit. Ça m’a permis de voir au loin une étrange “tour du mal” -cf. mon post précédent sur le japon- pas de fenêtres, seule perdue dans l’immensité de la galax… euh de la ville.

J’ai eu l’occasion de la voir de plus près sur le chemin, même en arrivant à detination on peut encore la contempler et voir qu’elle est vraiment immense. En fait cette tour sert au retraitement – ou à la destruction je me souviens plus – des déchets. Mais bon rien ne dit qu’un boss de fin de niveau ne se trouve pas à son sommet, dans le doute…

Arrivé à Harumi je me suis tout d’abord étonné du décor design… non, attendez, c’est pas vrai, la chose la plus étonnante là-bas c’est le vide : presque personne aux alentours. Pourtant on voit que tout a été fait pour voir arriver des gens – sauf les accès je l’accorde – avec des bancs publics -et quelques amoureux qui se bécotent :), des allées pour se ballader sur la rive, etc. Mais en fait c’est assez désert. Je ne saurais pas expliquer pourquoi et en fait encore moins après ce que j’ai vu.

On arrive donc sur un immeuble à l’architecture étrange, à la fois marine, dans la manière de créer des ponts, et moderne, par les matériaux utilisés. J’aurais trouvé ça encore mieux surement si en plein milieu d’une place je n’avais pas eu une crise de vertige inversé. Qu’est ce que c’est ? En fait c’est le nom que je donne à un truc qui ne métait pas arrivé depuis longtemps : c’est l’impossiblité totale de regarder le ciel, ça peut me mener à une immobilité totale si je reste éloigné de quoi que ce soit de solide qui ne soit pas le sol. C’est une des raisons qui font que vous ne me verrez que rarement sur un terrain de foot – et accessoirement car je déteste ce sport ^_^. Bref heureusement ça m’est passé, mais je ne sais pas pourquoi ça me l’a fait là spécialement. Je crois qu’on s’en fout en fait.

Harumi est une sorte de digue qui sert aussi de port, ou peut-être est-ce l’inverse. En tout cas l’arrivée montre tout de suite le spectacle : Une vue grandiose de la(d’une des?) baie de Tokyo. sur plus de 180° la mer, les immeubles, les ponts, le soleil qui commence sa descente.

Attention, ceci est fait en flash, vous pouvez faire défiler et bouger le panoramique avec la souris :

Désolé si vous n’avez pas Flash vous loupez un joli panoramique mais bon il reste d’autres photos que vous pouvez regarder… sau si vous êtes aveugle, mal-voyant ou bien que vous naviguez sur Lynx… là je peux plus rien pour vous 🙁
Au fur et à mesure les couleurs changent, passent à un jaune, orangé, presque rouge, la tour de Tokyo en contrejour, puis c’est la fin, la nuit bleuté est tombée et les lumières se sont allumées, tout est calme, tout est immense et j’essaye de ne pas en perdre une miette, comme si j’avais peur de louper une seule parcelle de ce moment magnifique. J’ai bien pris des photos en me disant qu’il me fallait un souvenir mais je savais bien que jamais je n’obtiendrai ces sensations à travers les images que j’étais en train de prendre, même avec plus de talent et un meilleur appareil, je n’aurais pas pu.

Le soir était tombé, le vent s’était réveillé, les couples venus faire des cochoncetés dans leurs voitures -ah oui, c’est le coin pour ça – commencèrent à s’installer, il était temps de partir pour faire bombance !! 🙂
Heureusement un bus arrive juste à Harumi et il mène vers Ginza – ça peut donner une indication pour y aller plus facilement qu’à pieds depuis la station la plus proche. Nous sommes descendus vers Tsukiji, le grand marché aux poissons de Tokyo, pour aller chez Zanmai, un resto de sushi ouvert 24/7. Installés au bar avec un serveur perso pour prendre nos commandes en direct live, j’ai mangé des euh.. trucs. J’avoue que je me souviens pas de tout et surtout j’ai voulu tester des trucs qui avaient l’air chelou donc à part le thon gras et les anguilles que j’ai adorées, je me souviens plus de tout. Mais en tout cas c’était très très bon, rien à voir avec ce qu’on peut manger en France même dans les bons restaurant Japonais pour une simple et bonne raison : nous on a pas le bon poisson pour faire des sushis… en même temps on peut se consoler en se disant qu’ils sont en galère pour se faire une bouillabaisse. ^_^

Voilà la soirée pouvait finir par un léger saut à Ginza, histoire de passer devant le superbe édifice du théatre de kabuki, et rentrage. J’ai été ravi d’avoir vu cet endroit que j’avais loupé lors de mon dernier voyage.

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