Archives de catégorie : Culture

Night Call

Aucune surprise, Night Call est le succès critique de cette fin d’année au cinéma et comme un peu tout le monde j’ai aimé, beaucoup.

Alors je n’ai aucune idée de la raison pour laquelle le film a à la fois changé de nom, la version originale est Nightcrawler, tout en gardant une sonorité anglaise. Il est possible que ce soit un clin d’oeil à la musique de Kavinsky pour le film Drive qui partage ses producteurs avec celui-là. Mystère. Mais j’aime bien ma version. 🙂

L’esthétique du film est superbe, tout est très travaillé et l’ambiance des nombreuses scènes de nuit de Los Angeles alliée à la musique d’ambiance laisse une forte sensation d’un monde à la fois quotidien et en même temps inconnu. Non, nous ne savons pas vraiment ce qu’est arpenter les rues d’une ville incessamment à la recherche d’on ne sait quoi encore.

C’est ce que fait le héros, Lou. Escroc à la petite semaine, looser batatineur et hâbleur, il découvre par hasard qu’il est possible de gagner de l’argent mais aussi de la reconnaissance en filmant les accidents qui arrivent sur les routes de la mégapole et en les revendant à des chaînes de télévision toujours avides d’une audience accrocs aux infos à sensations. Oui, le film critique un peu cette société où l’info passe derrière le scoop pour des raisons à la fois économiques mais aussi de tourbillon d’actions dont on ne sait plus sortir.

Toutefois, tout ceci n’est pour moi qu’un univers dans lequel l’histoire de Lou rend place. L’histoire d’un véritable sociopathe, prêt à tout pour arriver à ses buts, que ce soit voler une montre ou devenir un star des reportages télé. Car la plupart des personnes qu’il va rencontrer vont à un moment se rendre compte que Lou va beaucoup trop loin, certains vont même (tenter de) se rebeller une fois que ses très convaincantes diatribes, tirées tout droit des meilleures conférences de coach en management à deux balles, ne seront plus assez efficaces pour masquer sa folie. Mais son manque total d’empathie et de considération pour l’avis et la vie des autres va lui permettre d’avancer à grands pas dans un monde un peu perdu qui avance en roue libre.

Jake Gyllenhaal est parfait dans le rôle de ce fascinant personnage et René Russo, que je n’avais pas vu depuis l’Arme Fatale je l’avoue, lui rend bien la pareille dans son rôle de dominatrice-dominée. Le rythme général est assez lent, il peut même donner l’impression de quelques longueurs parfois mais c’est dû au coté contemplatif de certaines scènes.

J’ai remarqué qu’on n’est pas tous touchés par les même choses. Aurore par exemple a plus vu la critique de la société alors que je ne la mets qu’au second plan (enfin c’est ce que j’ai compris de sa critique que je vous conseille aussi). Alors le mieux c’est comme d’hab d’aller vous faire un avis vous même… et de m’en faire part en commentaires hein :).

Les Princes de l’Amour – Saison 2

Yeah, ça recommence !
Après une saison assez drôle l’année dernière, voici le retour près de 10 mois plus tard des Princes de l’Amour.
Pour vous expliquer, LPDLA c’est à la base un spin-off de La Belle Et Ses Princes Presque Charmants – la meilleure télé-réalité du monde n’est-ce pas ? Surtout la première saison hein ? Enfin surtout les moches et particulièrement… OH BON çA VA HEIN !! – qui met en scène plusieurs mecs à qui on va présenter des filles pour qu’ils trouvent l’amour, avec du poil autour… non je déconne y’a jamais de poil dans ces émissions, malheureusement.

Cette année le casting s’éloigne un peu de LBESP car il n’y a, au départ, que trois participants issus de cette émission, deux moches, Arthur(S2&3) et Bastien(S3) et un beau, Anthony (S3). Ils seront accompagnés de Charles des Ch’ti et de Florent et Raphaël de l’Île des Vérités.

Oui encore une fois, et on ne sais pas trop pourquoi vu le principe, les mecs sont séparés en beaux et moches, j’imagine que le concept plaît mais on reste dans cette notion de deux groupes qui ne peuvent pas s’entendre alors que c’est dans les faits complètement con. Le cynisme reste donc de mise pour regarder cette saison, ne surtout pas prendre les choses au sérieux car elles ne le sont pas.

J’ai pu voir le premier épisode en avant-première et il comporte tout ce qu’on attend. Y’a pas à dire mais TOUT le concept et la réussite d’une télé-réalité se base sur le casting, c’est ça qui crée les situations qui vont bien avec les caractères qui feront des étincelles. Ainsi on va pouvoir découvrir des jeunes filles qui sont exactement le contraire de ce que les mecs ont annoncé rechercher : une barmaid pour celui qui veut éviter le milieu de la nuit et une ex de l’Île de la Tentation – dont on a déjà des images de la sex tape – pour celui qui dit ne pas aimer les bimbos. Nickel vous dis-je, à condition de retirer ‘réalité’ dans le nom du type d’émission.

C’est ridicule, drôle et d’après les rumeurs il y aura du rebondissement. Cette saison sera aussi plus longue que la précédente.

Les Princes de l’Amour
du lundi au vendredi à 18h15 sur W9

La Mémoire Traversée à l’Éléphant Paname

J’ai beaucoup travaillé sur la Grande Guerre, et je sais qu’il n’est pas facile, ça l’est même de moins en moins, de continuer à perpétuer ce qu’on appelle le Devoir de Mémoire. Tout s’oublie.
Malgré tout, on fête en ce moment même le centenaire de 14-18 donc on risque d’en manger un peu, en espérant que ça puisse nous servir un peu aujourd’hui aussi. Vu ce qu’il se passe dans le monde j’ai des doutes.

Co-organisé par un ami, ‘La Mémoire Traversée‘ est une exposition qui présente des oeuvres photographiques contemporaines liées à la 1re guerre mondiale. Basée sur 3 étages de l’Éléphant Paname, chaque photographe y présente, avec son style, sa vision du conflit et de ce qu’il en reste. Parfois par des paysages, par des lieux de mémoire, des portraits, des comparaisons, etc. L’accent est ici mis sur la dimension artistique à la différence des présentations habituelles souvent historiques ou factuelles.

Outre l’exposition, le lieu est très joli dans un vieil immeuble avec un ascenseur tout carapaçonné de tôle rouillée assez étrange.
Par contre, l’expo est assez rapide à visiter, moins d’une heure, peut être un peu trop vu le prix d’entrée, c’est dommage.

La Mémoire Traversée
du 31 octobre 2014 au 18 janvier 2015
Tarif plein 11€, Tarif Réduit 9€
ÉLÉPHANT PANAME
10, rue Volney, 75002 PARIS
Site de l’exposition

Yassine Belattar : Ingérable

Un jour une copine à moi m’envoie un SMS qui disait à peu près « Choisis ton jour et on va voir Yassine Belattar en spectacle. »
Et c’est là que je dois avouer que je n’ai pas compris. Oh si si j’ai bien compris qu’on allait voir un comique en spectacle et que c’était Yassine… sauf que je l’ai confondu avec Yacine Belhousse. Mais bon, faut dire que deux comiques avec des prénoms similaires franchement… Quoi ? Non je confond pas Leeb et Coluche pourquoi ? Oh allez vous faire foutre !

Bref – non je ne les confond pas avec Kyan Kojandi, arrêtez maintenant ! -, ne connaissant pas l’animal mais ayant promis de venir à ma pote je suis allé voir une vidéo de teasing avec des extraits par curiosité et… je dois avouer ne pas avoir aimé.
Ce n’est donc non pas en reculant mais résigné à avoir au mieux une bonne surprise que j’y allais. C’en fut une !

Oui j’ai beaucoup ri au spectacle de Yassine Belattar.
S’il est ingérable je ne sais pas mais il gère très bien ses vannes qui s’attaquent – toujours au second degré ce qui devrait être évident mais bon, j’ai vu ce qu’on faisait du second degré sur twitter – à toutes les communautés sans jamais s’épargner, sans relents d’idées bizarres qui sont en vogue en ce moment. Du pur mauvais esprit pour rire, pas dénué de message mais sans se prendre au sérieux. (sauf à un moment mais j’y étais le 17 octobre, donc il y avait certaines choses à commémorer un peu)

Signe ultime que le spectacle était bon : ma réaction étonnée lorsqu’il a fini par nous dire que le spectacle était fini. Une forte impression de « Déjà ? mais il a à peine fait une demi heure… à non plus d’une heure… bon. »
Si c’est pas un gage de qualité ça ! 🙂

Yassine Belattar dans Ingérable
au Théatre de dix-heure les vendredi et samedi
jusqu’au samedi 27 décembre 2014
Voir sur BilletReduc

 

Exposition Dessins du Studio Ghibli à la galerie Art Ludique

Commençons par la fin : Je vous conseille très vivement l’exposition « Dessins du studio Ghibli » présentée en ce moment même à la Galerie Art Ludique.

Situé dans le bâtiment de la cité de la Mode vers la gare d’Austerlitz, j’avais loupé les expos Pixar et Marvel précédentes (oui, ça s’adresse un peu à du ‘geek’ quand même). C’était sans compter la bonne surprise de ma copine qui m’a invité à cette expo sans rien me dire, elle commence à me connaitre. 🙂 Je n’ai pas été déçu par le lieu, les pièces sont nombreuses et la visite prend bien ses deux bonnes heures.

Le titre de l’expo est légèrement trompeur, car s’il y a bien des dessins présentés, près de 1300, ce ne sont pas des artworks finement travaillés mais des layout des plus grands films de la compagnie, et aussi d’anciennes séries. Oui, il y a du Sherlock Holmes et du Heidi pour les plus vieux d’entre nous. 🙂

Alors un layout c’est quoi ? comme demanderait Michel Chevalet. Résumons.
Quand on fait un film, juste après le scénario on réalise un storyboard, c’est une suite d’image contenant toutes les scènes afin de mieux organiser le tournage, pour optimiser les agendas des lieux et/ou des acteurs par exemples. Le soucis est que sur un film animé il y a deux équipes totalement différentes qui vont bosser indépendamment sur chaque scène : d’un coté les responsables des décors et de l’autre les responsables des animations. Or il faut que tout ça corresponde à la vision du réalisateur. C’est là qu’intervient le layout, c’est une feuille dessinée assez précisément, mais non colorisée, par le réalisateur qui va indiquer pour ses équipes toutes les informations dont ils auront besoin pour rendre la scène : quelle partie doit être du décor – d’avant ou d’arrière plan – ou de l’animation, les mouvements – avec leurs vitesses et leurs durées, les techniques à utiliser, etc.
C’est assez impressionnant de se dire qu’avec un simple dessin, un réalisateur de talent est capable d’imaginer ce que va être sa scène finale avec tant de précision. Une scène de Kiki la petite sorcière est justement très brillant de technicité car le point de vue change entièrement avec un simple travelling composé d’une grande fresque sur laquelle se ballade la ‘caméra’.

Plusieurs films du studio – quasi tous ? – sont représentés et pour certains il a été plus dur de retrouver des layouts car il était dificile à l’époque de se rendre compte de ce que cela représenterait plus tard. On y retrouve bien sur des oeuvres de Miyazaki et Takahata mais aussi du Kondo et du Miyazaki fils jusqu’à des productions plus récentes où les équipes sont plus importantes et les layouts encore plus précis et beaux.
Mine de rien, c’est en comparant toutes ces productions que j’ai mieux compris l’influence réelle des différences de talent entre les réalisateurs, plus sa vision sera précise et plus le résultat sera précis et souvent bon.

Parce que les explications écrites sont peu nombreuses, je conseille de prendre l’audioguide, qui permet en plus de brancher deux casques audio : parfait pour les visites en duo ;), qui regorge d’informations utiles, d’explications et, en plus, est agrémenté de petites musiques de chaque film. Bonne ambiance assurée… mais aussi forte envie de tous les revoir, ou même de les découvrir pour certains !

Dessins du Studio Ghilbli
Galerie Art Ludique
du 4 octobre 2014 au 1er mars 2015
34, quai d’Austerlitz 75013 Paris
http://www.artludique.com/ghibli.html

Soirée de lancement de La Belle Et Ses Princes Presque Charmants Saison 2

Allez, je recommence un peu ce blog. On va voir combien de temps ça va tenir, j’en ai eu quelques fois envie ces derniers temps avec ces débats sur le mariage pour tous, ou sur le féminisme dans le jeu vidéo mais je ne suis pas un très bon débatteur et le conflit ne m’attire pas alors j’ai laissé tomber. Peut-être était-ce une erreur.

Non, c’est sur une note beaucoup plus légère, voire futile, que je me décide à réellement reprendre cette plume : J’ai été invité à la soirée de lancement pour les bloggueurs de la seconde saison de « La Belle Et Ses Princes » (LBESP), avec une diffusion en avant-première du premier épisode. J’avais déjà été invité par @MarjorieGM6 à d’autres lancement comme « Les Ch’tis à Las Vegas » et « Pekin Express » mais là c’est différent, surtout pour moi vous comprenez. 🙂

Daniela Martins

Sur place j’ai retrouvé donc quelques visages que j’ai déjà croisés [moment name-dropping], tout d’abord @luxsure, mon comparse de la première saison (son blog), la jolie @danielamartins3 avec qui je me suis perdu dans les couloirs de chez M6 🙂 (son blog) et @romainfollain avec qui j’ai encore bien rigolé (son blog). Cette fois-ci la soirée était organisée par l’agence NoSite, et notamment par la très sympatique @lisasalome, qui ne savait pas que j’étais dans la saison 1 – elle a dû recevoir des pressions pour m’inviter sûrement ^^ – et n’a pas voulu me laisser lire la 4e de couverture de son livre (ça devait être un truc honteux, genre manuel de fiscalité j’imagine). Ah et puis y’avait aussi les gens du dailygraphe, @leshark75, @JeffLang2VIP et @OfficielSabrina.

Romain Follain

C’est pour une fois après le petit cocktail, petits fours, « salut comment ça va », « tiens on prend une photo ? », « Et comment ça se passe ton projet ? », « il est bon celui là ? », « non mais elle est quand même pas mal. », qu’on a eu la diffusion du premier épisode. Mais je ne compte pas spoiler, bien sur, ce que j’y ai vu alors sachez quand même :

  • Qu’on m’y aperçoit très rapidement (j’écrivais un tweet à ce moment, je n’ai rien vu, c’est Daniela et Romain qui m’ont prévenu)
  • Qu’on y entend trois notes de la musique de Aerith dans FF7 (du Nobuo Uematsu à la télé ça déchire je trouve)
  • Que j’ai vraiment bien ri de bon cœur et pas tellement méchamment.
  • Qu’il y a des personnages très intéressants parmi les « moches »[*] certains sympathiques, d’autres touchant, certains provoquent un peu un sentiment de pitié et l’un d’entre eux est carrément le type de personne que je déteste. Voilà il en fallait un, il est chez eux. 🙂
  • Les beaux gosses sont caricaturaux, c’est j’espère le montage qui fait ça. Ah si l’accent du sud très prononcé de l’un d’entre eux, couplé à ses phrases expéditives est un vrai régal.
  • La belle est au départ déguisée en fille enrobée et négligée pour piéger les prétendants… sur les premières images diffusées sur le net je trouvais ça assez fake et repérable… après l’avoir vu à la télé j’ai changé d’avis. Elle est effectivement hyper bien déguisée mais pas méconnaissable.

Globalement on est sur le même esprit gentil/fleur bleue que l’année précédente. Beaucoup ont discuté sur la nouvelle « Belle » qui serait moins belle que Marine. C’est complètement con. Quel besoin y a-t-il de comparer des gens ? Avez-vous compris le principe même de l’émission ? Oui Marine est très jolie. Oui Nelly l’est aussi (et elle reste mimi même déguisée). Elle a de la personnalité en tout cas, et de l’humour.

Je vous laisse découvrir ça mardi 16 Avril 2013 sur W9… et uniquement là. Cette année il n’y aura donc pas de diffusion sur M6 le jeudi soir. C’est dommage. 🙂

Moi

[*] Oui je dis moches, je le disais déjà pendant la saison 1 et je pense que je m’expliquerai un jour ici sur ma conception du beau et du moche. 🙂

 

Je suis Playlist du dimanche par Géro !

Géro m’a demandé une dizaine de titres qui seraient coules à écouter un dimanche. Il demande ça à plein de gens en fait. Et c’est une sacrée bonne idée à mon avis, que je vais lui presque piquer d’ailleurs, vous en saurez plus prochainement.

En attendant je vous laisse à la fois découvrir la liste et son blog, avec du bon son, de bonnes playlists et des photos de soirées où je suis parfois, mais en plus j’ai une liste de liens pour écouter tout ça en ligne tranquille.

http://www.street-tease.com/blogs/gero/418-la-playlist-du-dimanche-feat-david.html

Et en bonus :

Le manga, en suis-je suis revenu ?

J’ai eu une période fan de manga, pas otak quand même mais assez fan. Ce qui ne m’a pas entièrement lâché puisque je continue allègrement de regarder animes (en VOST comme les vrais !) et d’en lire quelques séries. Mais moins régulièrement. En quantités moindres. Je ne sais plus par cœur où j’en suis resté de telle ou telle série. Ma grande hantise de pingre est d’acheter deux fois le même volume d’une série sur laquelle je broute un petit peu sur les dates de sorties. Principalement One Piece et Yakitate!!Ja-Pan.

Je n’étais pas allé dans une convention depuis 2003. Contrairement aux premières fois, vers la fin j’y allais surtout pour voir des potes. Mais je n’en ai plus que très peu qui y vont encore. J’ai donc eu peur de finir assez seul quand une amie m’a dit avoir des places pour pour les Manga Party Awards. J’avais le droit à deux places donc j’ai contacté en priorité les gens qui bossent dans le milieu ou presque. Quoi ? Enterrement de vie de jeune anniversaire autre truc j’te raconterai malade ? Bon d’accord, pas vous. Les fans alors ? Les anciens de la première heure ? Enfin pas ceux en couple : je n’avais que deux places. Non plus ? Wolverine ? Bon…

Allez, ça va être fun, on va bien voir.  Pas grand monde devant, si ce ne sont les revendeurs de places. Eux qui ont du se mordre les doigts après avoir mangé les tickets qui leur sont certainement restés en masse. Car à l’intérieur ce n’était pas foule non plus. Le balcon semblait abriter un peu de monde mais la fosse… heureusement que l’obscurité rend le vide d’une salle moins évidente… mais même là…

Je suis arrivé pendant un concert, celui de Royal Cabaret (myspace) que j’ai bien aimé. C’est pas à tomber par terre mais du J-Rock un peu zarb qui fait du bien parce qu’il se tait pour la chanteuse cheloue et qu’il englobe de bruit pour la guitare. Le tout donnant un beau bordel qui m’a fait bouger la tête d’avant en arrière.

Au début je n’avais pas remarqué le mot Awards dans le titre de l’évènement. Ce n’est qu’après que j’ai compris : un présentateur et son assistante ont annoncé des récompenses. Ce coté là a été assez mal géré : aucune explication sur le vote, expédié les noms des nominés – je sais qu’on a pas la soirée, enfin si mais non, mais quand même, autant ne pas le faire – et aucune synchronisation entre les info-décors et le discours, sans compter quelques erreurs d’affichage.
Ça n’a fait que souligner le fait que le présentateur n’y connaissait absolument rien. J’ai trouvé ça marrant et pas hyper génant mais un pote, qui m’a aperçu dans la salle, c’était pas dur vu le monde et il fallait bien que ça arrive malgré tout, m’a dit que ça l’irritait fortement, qu’il n’aimait ni ses blagues, ni ses tentatives de remplissages, et surtout pas son manque de connaissances. Et le groupe de gens avec lesquels il était venu semblait penser de même. Comme quoi si on veut faire un truc pour les fans, il faut réellement bosser son sujet.
Ce présentateur a souhaité souligner à chaque récompense que les éditeurs n’étaient pas venus chercher leurs prix, quelqu’un dans la salle a crié Il fallait les inviter !. Trop discrètement peut-être. Passons sur le Quiz, juste destiné à donner des cadeaux. J’espère qu’aucun sponsor n’en a donné car ils n’ont pas été montré. Vite fait, vite expédié. Inutile sûrement ?
J’ai tout de même trouvé ça amusant et j’ai passé un bon moment. En plus j’ai pu me tenir au courant de l’actu du manga/anime du moment… assez pour savoir que ce sont toujours les mêmes restent les plus appréciés.

Mon récit n’est pas totalement dans l’ordre. La scène précédente a eu lieu deux fois, après chacun des trois premiers groupes. Il s’est donc passé quasiment trois fois la même chose.

Le second groupe c’était Gadget (myspace), du J-punkrock un chouilla visual, que j’ai trouvé intéressant mais sans plus. Le chanteur nous a quand même dit que s’il avait eu plus de temps il audait fait du vrai rock’n’roll et aurait tout défoncé. Possible. En tout cas c’était pas mal. Sauf que les balances n’avaient pas été très bien faites et que le larsen c’est pas bien pour la scène.
Le dernier groupe que j’ai vu, je n’ai pas retenu leur nom, c’était pas génial, du Fancy en moins bien. Il y a bien eu la reprise du God Save the Queen des Sex Pistols qui a marqué car le chanteur des Gadget est revnenu sur scène mais au lieu de jouer avec lui, ils l’ont quasi ignoré. Dommage, il était motivé.

Accroupi vivant et Lampe Ikéa

En ce moment je suis invité. Je ne vais pas me priver, c’est en général gratuit d’être invité. Et puis ça mange pas de pain, au pire ça boit du champagne. Et puis ça me permet de trouver du contenu pour conserver mon éminent statut de bloggeur pas influent du tout.

Récemment les gens du LiveSquat ont eu comme espace de jeu le Jamel Comedy Club, une très belle salle du centre de Paris sur les Grands Boulevards, un bon son, de la place et un décor sympa, bref il étaient bien contents.
Le LiveSquat c’est en partie avec eux qu’on a organisé les Musical Fiesta lorsque nous avions des locaux dignes de ce nom chez La Fille – aujourd’hui on a des locaux très décents mais… c’est un peu cravatec’ sur les bords, heureusement on a un beau H pour décorer mais j’en parlerai une autre fois. Leur trip c’est d’aller squatter les apparts des gens qu’ils sont gentils pour y faire venir des groupes et faire un concert dans l’appart. Oui ça nécessite un peu de place quand même, ce sera pas trop possible dans un studio de 20 m² qu’on paye au proprio 1300 € tous les mois charges non comprises. Et ils en ont eu des saltimbanques sympa à leurs concerts, notamment In The Clubdont j’ai déjà parlé, Spleen – qui déchire un peu, et d’autres.
Cette présentation faite, il faut en plus ajouter qu’ils ont pas mal assurés les organisateurs, c’était vraiment très sympa et bien fait, il y avait quatre groupes, dont Jonathan Sellem qui est l’instigateur du LiveSquat.

J’essaye de passer vite fait sur les deux groupes que je n’ai pas aimé : Kapadnom, qui n’a pas d’avenir non plus. Se croient engagés car ils tirent sur les ambulances, se permettent de baver sur des musiques qu’ils considèrent faciles alors qu’ils font du ska – hi hi hi, le style musical des mecs qui n’en ont pas et qui ne savent pas jouer – ajoutent une touche electro digne des bontempi des années 80 et vulgaires à souhait. Une autre baveur c’est Sevan, un mec qui a fait la starac, qui rappe avec un flow un peu entre Diam’s et Benny B, qui s’excuse des paroles de ses chansons après les avoir chantées – c’est bien il assume – qui fait du Rap pour les gens qui n’aiment pas le Rap, pour papa & maman Ingalls, comme Mc Solaar. Bon à la limite c’est nul mais c’est pas grave mais il a dit une chose de trop que je vais essayer de résumer : Les gens écoutent vraiment de la musique de merde en ce moment, que vous écoutiez M. Pokora passe encore mais franchement Kamaro…. Hôpital, charité, toussa…

Allez je saute un paragraphe pour elle et qu’elle ne se retrouve pas dans le même que les énergumènes du dessus. Le premier groupe à passer c’était Zaz une jeune fille qui a une voix de malade, puissante et entraînante, qu’elle pose sur un son Jazz qu’on ne trouve que trop rarement dans les groupes pops actuels – ou du moins ceux que j’ai l’habitude de voir. Ses musiciens sont très douées, ça bouge ça virevolte dans tous les sens et ça se prend bien dans la gueule. Elle imite aussi la trompette – c’est là, que je ferais un “c’est toi le…” – mais je n’ai pas bien capté si c’était juste avec ses mains où si elle s’aide d’un kazoo – ah, là aussi. Les paroles de ses chansons sont en français c’est pas à se taper le cul par terre, je suis un peu difficile, mais c’est vraiment loin d’être ridicule et ça colle parfaitement à la musique – ça parait évident mais :).
Zaz est un nom dont on entendra parler à mon avis, et je l’espère. Je vous laisse aller voir son myspace, même si les enregistrements sont moins biens que le live, ça reste du bonheur.

Enfin Jonathan Sellem a pu jouer quelques chansons, ce qu’il fait est très sympa, en anglais mais je n’ai absolument pas pris le temps d’écouter ce dont il parle, c’est de la folk-pop dynamique, parfois trop country pour moi mais globalement ça reste très agréable à écouter mais surtout à voir, lui et ses mimiques de doux-dingue sur scène.

Les gentils gens de chez Spöka m’ont gentiment dit de venir voir un nouveau groupe dont ils assurent la promo sur le web : Dirty Important Person. Comme je suis un garçon gentil, poli et qui cherche désespérément une vie sociale pleine de strass et paillettes, j’y suis allé de bon cœur. Quand je les ai vu jouer J’ai eu deux réactions. La première était que j’aurais bien renommé le groupe “Naïve Old Beaters”. En peut-être un peu moins pop et plus électro, mais trois dans le groupe et plus âgés, mélangez avec un peu de Plaid et hop voilà ! C’est très sympa à écouter, peut être à voir dans un festival ou un concert de plusieurs groupes histoire de se faire un avis mais j’ai trouvé ça sympa.

L’autre remarque que je me suis faite est plus générale et concerne les groupes de Rock : Non mais c’est quoi qu’il se passe avec le beat disco ? Je me souviens d’un temps où le disco était pour eux – moi j’ai toujours aimé la danse alors disco forever ! – le summum des trucs à ne pas écouter, dont il ne faut pas parler ni faire quoi que ce soit d’autre que vomir dessus toute la Kro ingérée la veille.
Et là entre The Gossip et son tubesque Standing In The Way Of Control et d’autres groupes dont un qui arrive dans l’article c’est fou ce qu’on en entend partout. C’est bien évidemment ré-arrangé et mis au goût du jour mais quand même, ils auraient pu faire comme Mark Ronson et repartir sur la Soul ou encore carrément l’électro branchouille. Mais non.

Quelques jours plus tard j’étais chez Régine, une salle pas loin des Champs-Élysées, pour la première fois à la soirée de lancement du label de musique The Hours. au programme Fires of Rome, The Cazals et Dan Black, l’ancien chanteur de The Servant.

J’avais déjà vu les Cazals sur scène au Cabaret sauvage pour une soirée Kitsune et j’ai donc pu remarquer une chose : chez Régine c’est pas du tout fait pour les concerts. Le son est pourri, ça larsen de partout, y’a une scène minable. En tant que boite je ne sais pas, que lieu hype-bourgeois c’est certain mais lieux musical non. Le groupe s’en est pas mal sorti quand même, c’est pop rock, limite ado-punk californien mais sans y être non plus. C’est agréable mais malheureusement il leur manque encore quelque chose pour faire bouger le popotin : de l’énergie. Allez, cure de RedBull pour les Cazals ! ^_^

J’en avais entendu beaucoup sur les Fires of Rome et j’en attendais un peu quand même. Malheureusement j’ai été déçu. J’ai trouvé ça sympa, voire très sympa mais je ne suis pas tombé amoureux, je me suis même cassé discuter plus loin à un moment c’est dire. Toutefois comme le son était pourri ce soir là j’ai tenté le lendemain l’écoute de l’album et… je sais pas trop il est passé sans que j’en ai rien à faire, ptet que c’est lounge finalement, un truc d’ambiance qu’on met pendant les repas. 🙂 Je n’ai donc pas été convaincu mais je leur redonnerai leur chance bientôt. Par contre il y a des remixes de leurs chansons qui sont très bien, par des artistes électro. Ça c’est du bon, foncez dessus !
Et, vous savez ce qu’il y avait dans une des chansons ? non ? Bah un beat disco bien sur !

Enfin j’attendais Dan Black. J’avais beaucoup aimé, comme beaucoup, l’unique tube de The Servant, Orchestra, notamment grâce à sa voix si spéciale. Mais en fin de compte c’était chiant et mou, et je me suis cassé. \0/

Et pour sortir un peu de la musique j’ai aussi vu la présentation presse de Traces, un spectacle de cirque musical et scénarisé qui se joue quasi que dans des salles type théâtre – mais grand le théâtre, il faut de la place. Je n’en ai malheureusement vu que 25-30 minutes mais c’était déjà assez, avec la bande annonce qu’on peut trouver sur leur myspace, pour me donner envie de voir le spectacle en entier. Ça tombe bien s’il y avait présentation presse c’est parce qu’ils passent en France et bientôt à Paris. En tout cas ils sont très forts et même le numéro qui me paraissait un peu banal, le grand arceau là qui donne l’effet du film Le Cobaye, ça s’appelle une Roue Cyr, est en vrai assez impressionnant. Maintenant j’aimerai bien savoir ce que ça donne avec toute la mise en scène et la construction finale du spectacle.

Voilà c’est un assez bon résumé de mes dernières semaines. Si vous êtes arrivés jusque là c’est que vous n’avez décemment pas assez de taff et que vous vous emmerdez. 🙂

C’est pas de la musique en boite mais en concert

Dans les concerts y’a souvent à boire et à manger. Enfin non. Y’a parfois à boire mais figurativement y’a bel et bien les deux. C’est comme ça qu’un groupe très bien sur le papier, qu’on traduira par mp3 ou deezer à l’ère du tout numérique, peut se révéler un peu décevant sur scène.

Prenons un exemple : j’ai découvert en début d’année deux groupes dans une chanson. C’était un remix des Midnight Juggernauts de la chanson I Get Around par le groupe Dragonette.

Et là j’ai “bouclé”. Vous devez sûrement savoir ce que c’est : c’est quand j’écoute une chanson et que je la relance juste après, et encore, et encore et puis je me dis que c’est trop con que je ne peux pas faire ça tout le temps.. alors je met direct mon player en mode boucle ad nauseam.

J’ai donc tout naturellement voulu aller voir ce que ça donnait sur scène et, comme de par hasard – j’ai eu de la chance ils passent peu souvent dans notre contrée, Dragonette passait peu de temps après au Nouveau Casino. (22€ quelque soit le concert, non mais des fois…)
En première partie, il y avait un groupe dont on m’avait dit tu vas aimer!, une phrase engageante qui a tendance à me faire douter. Mais finalement In The Club m’a conquis : c’est rock-pop-electro à souhaits, c’est rythmé et entraînant, ce que j’aime. Bon par contre j’aurais du mal à vous dire du bien de leur jeu de scène étant donné que je n’en ai aucun souvenir, ça devait avoir au moins le mérite d’exister, les fameux deux points pour la feuille et l’encre.
Commençons par ce qui m’a déplu dans la performance de Dragonette : un groupe qui n’a qu’un album ne fait que 60 minutes de concert, et ça c’est un peu relou surtout quand t’as payé ta place au prix sus-cité et encore plus quand le concert est très très bien, ce qui était le cas !
En ce qui concerne le reste c’est du parfait. Ils ont réussi à mettre le feu malgré le peu de monde qu’il y avait, moi même je n’avais trouvé personne pour m’accompagner, leurs chansons sont popesque, les mélodies restent dans la tête facilement et leur son est enveloppant. Une bonne pèche sur scène et hop la moutarde monte (oh ! je sais c’est la mayonnaise qui monte, je fais ce que je veux, c’est mon blog ! kikoo lol lache tes comz!). Par contre la voix de la chanteuse elle est bizarre, je veux dire quand elle chante ça passe encore, quand elle parle par contre c’est vraiment… chelou.
Verdict : je le conseille !

Hype aidant, les Midnight Juggernauts ont déjà plus de notoriété. Je suis allé, avec Jon, au concert. Et j’y suis allé, une fois n’est pas coutume, préparé : j’avais écouté l’album. Je le connaissais presque bien et même que là fut mon malheur. Car ils l’ont très bien fait l’album sur scène. Peut-être un peu trop bien fait, peut-être un peu pareil, peut-être un peu à l’identique !!
J’exagère mais à peine. Ils se sont lâchés sur les trois chansons de la fin mais c’est tout. Aucune surprise, pas un jeu de scène terrible voir inexistant. Alors oui la musique est bien mais sur scène on attend quand même autre chose, une émotion, une certaine force du live et là rien. On m’a dit que c’était pareil aux Solidays. Donc mon verdict c’est euh… si vous avez le temps et l’argent pourquoi pas mais l’album fait tout aussi bien. 🙂

Sinon j’ai enfin pu voir The Bravery en vrai sur une scène humaine. Si si souvenez vous j’en avais parlé car ils faisaient la première partie du concert de Dépêche Mode. J’ai réussi à les louper deux ou trois fois comme ça, à me rendre compte le lendemain que leur concert était la veille. Heureusement les gentils gens de la Maroquinerie, où passaient les Midnight Juggernauts, ont eu la bonne idée d’afficher largement à l’avance leurs concerts sur un grand mur rempli de feuilles A4 disposées en quinquons… en kinkonc… un peu partout. Mine de rien ça fait revenir les gens j’imagine, enfin pas que moi je veux dire, et c’est très pratique. Bref, j’y suis allé avec Julien et c’était au delà de ce que j’espérais. C’était vraiment excellent. Ils ont la pèche, ils disent des trucs entre les chansons, ça joue ça bouge et remue dans tous les sens dans la fosse. Ça c’est du concert. Si vous aimez la pop-rock je ne peux que recommander d’aller les voir sinon déjà de les écouter.

Voilà, j’en ai d’autres à raconter, notamment un mythique, mais trois d’un coup c’est déjà pas mal, non ?